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Actualités

Cette rubrique présente les derniers résultats de campagne

 

BNP Paribas et le sale business des intérêts français en Inde

Samedi 11 avril. Il y a peu, nous félicitions les banques françaises de ne pas financer les énormes projets charbon du bassin de Galilée en Australie. Mais un rapport de la Banque asiatique de développement tout juste publié sur les violations de droits de la centrale de Tata Mundra en Inde nous rappelle la triste réalité des financements sales de la BNP Paribas. 

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Il y quelques jours, nous félicitions la BNP Paribas, ainsi que le Crédit Agricole et la Société Générale pour leur engagement à ne pas financer les projets de mines de charbon et leurs infrastructures associées du bassin de Galilée en Australie. La question que tout le monde se pose : est-ce que cette décision marquera un tournant dans les financements énergétiques des banques françaises ou est-ce que celles-ci resteront demain des piliers de l'industrie des énergies fossiles ?

 

Il est certain que les Amis de la Terre maintiendront la pression sur ces acteurs pour avancer vers un arrêt des financements aux énergies fossiles à partir de cette victoire, et nous appelons les clients des banques françaises à appeler leur établissement à mettre un terme à ses soutiens au secteur du charbon.

 

Cependant cette semaine, L’Inde nous rappelle aussi le lourd héritage des financements français en Inde, et notamment de ceux de la BNP Paribas dans le secteur du charbon. Car ce n'est pas pour rien que celle-ci se classe 9ème en termes de financements au secteur du charbon entre 2005 et avril 2014 au niveau international, avec plus de 15 milliards d'euros de financements à des entreprises actives dans les mines et centrales à charbon.

 

Nous pourrions parler des financements de la BNP Paribas à Jindal ou encore à Adani, deux entreprises indiennes qui persécutent et violentent les militants indiens qui s'opposent à leurs pratiques illégales. Hier encore, le président du conseil d'un village de Mundra dans le Gujarat, et qui se battait pour le respect des droits des citoyens violés par les énormes projets de centrales à charbon construites dans l'Etat, a été arrêté suite à des plaintes non fondées déposées par Adani. Et alors qu'Adani est un des plus gros financeur des campagnes de Modi, c'est au nom de la défense de ses citoyens que le président indien vient d'acheter à la France 36 Rafales – 36 avions de guerre qui seront certainement garantis, comme ceux vendus dernièrement à l'Egypte, par la Coface, l'agence de crédit aux exportations de la France.

 

Mais nous revenons ici sur le cas de la méga centrale à charbon de Tata Mundra, une des centrales du Gujarat d'une capacité de 4000 MW qui a été financée par le bras de financement privé de la Banque mondiale – la Société financière internationale – et la BNP Paribas.

 

Cette semaine, un autre de ces financeurs, la Banque asiatique de développement (BAD) a publié un via son panel de revue des obligations un rapport accablant sur l'implication de la BAD, contenant une longue liste de violations qui impactent la vie des populations locales et en particulier des pêcheurs. Mais d'après MASS, un groupe local qui a étroitement échangé avec la BAD lors de sa mission d'évaluation, la direction de la banque a balayé avec arrogance les résultats de l'enquête, tout comme la Banque mondiale l'a fait précédemment suite à sa propre enquête d'évaluation et la publication d'un rapport aussi à charge. Le conflit fait rage au sein de la Banque mondiale, entre le bureau du conseiller-médiateur Ombudsman et les banquier impliqués dans le projet.

 

Ce qui nous amène à BNP Paribas qui a arrangé le financement de 327 million de dollars pour la centrale de Tata Mundra en avril 2008. Les Amis de la Terre ont dernièrement rencontré la banque avec Soumya Dutta, membre de MASS. La Banque a fait part de ses inquiétudes et nous a indiqué qu'elle était en cours d'évaluation des réponses reçues par Tata Power dans le cadre d'un suivi annuel et tacherait de pousser l'entreprise à éviter et remédier aux impacts sociaux et environnementaux de ses activités.

 

C'est cependant tous que nous et nos collègues de BankTrack avons entendu de la part de la BNP Paribas, sans certitude sur la date de publication de leur évaluation et encore moins sur son contenu.

 

Les problèmes posés par Tata Mundra pour les populations, l'environnement et le climat ne sont pas propres à ce projet et avaient été prévus par les communautés locales bien avant le lancement du projet. Les banques avaient aussi allertés les financeurs des risques du projet et les avaient appelés à ne pas le soutenir. BNP paribas doit enfin prendre ses responsabilités concernant Tata Mundra et Tata Power, mai in fine, la banque ne pourra se dire soucieuse du développement des pays du Sud et du respect des droits de l'homme tant qu'elle continuera de financer des projets charbonniers.

 

 

En 2015, dites bye bye aux fossiles !

9 avril 2015. Car la mobilisation marche, aidez-nous à sortir les banques françaises des énergies fossiles. Rendez-vous sur jechangedebanque.eu et demandez à votre banque de mettre un terme à ces financements au secteur du charbon d'ici la conférence sur le changement climatique de décembre 2015.

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Fin mars 2015, les banques françaises BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale s'engageaient à ne pas financer l'intégralité des projets de mines de charbon du bassin de Galilée Australie en raison de la magnitude des impacts qu'ils auraient sur l'environnement, la Grande Barrière de corail et le climat.

En refusant de soutenir la plus seconde plus grande zone au monde de développement des énergies fossiles, les banques françaises disent non à l'envoi dans l'atmosphère de 705 millions de tonnes de CO2, un des gaz à effet de serre responsable des changements climatiques. 

C'est un premier pas vers la sortie des énergies fossiles mais la bataille continue : les banques françaises - BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et Banque Populaire Caisse d'Epargne demeurent des piliers de l'industrie des énergies fossiles et font de la France le 4ème pays au monde en matière de financement du secteur du charbon. Pire, leurs financements à ce secteur énergétique le plus carboné ont augmenté de 218% depuis 2005 !

 

Car la mobilisation marche, aidez-nous à dire bye bye aux énergies fossiles en 2015. Rendez-vous sur jechangedebanque.eu et demandez à votre banque de s'engager d'ici la conférence sur le changement climatique en décembre 2015 (COP21) à mettre un terme à leurs financements au secteur du charbon !

Si vous refusez que votre argent soit utilisé pour financer les changements climatiques, participez à la journée française du changement de banque organisée par les Amis de la Terre le 10 octobre 2015. Pour plus d'informations, contactez Lucie des Amis de la Terre à lucie.pinson@amisdelaterre.org sous l'objet "je change de banque le 10 octobre"

Victoire pour le climat : les banques françaises ne financeront pas les projets charbon dans le bassin de Galilée

8 avril 2015 - Les Amis de la Terre se félicitent de l’engagement des banques françaises de ne pas participer au financement des projets charbonniers situés dans le bassin de Galilée en Australie et les appellent désormais à arrêter leurs financements au secteur du charbon d’ici décembre 2015.

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BNP Paribas, Crédit Agricole et la Société Générale viennent d’annoncer aux Amis de la Terre qu’elles ne participeraient pas au financement des énormes projets de mines de charbon situés dans le bassin de Galilée en Australie, ni à celui des infrastructures qui leur sont associées. Leurs engagements vont donc au-delà de celui des huit autres banques internationales qui s’étaient déjà engagées à ne pas financer l’extension du port d’Abbot Point, nécessaire pour l’exportation du charbon et qui menace la Grande Barrière de corail. L’enjeu climatique est majeur : l’ensemble des projets forment a deuxième plus grande zone de développement possible des énergies fossiles au monde, après la Chine, et émettraient chaque année presqu’autant de CO2 que l’Allemagne, sixième pays émetteur de CO2 au monde.

 

Il semblerait que les banques françaises prennent enfin conscience de l’urgence climatique et de leur responsabilité. Ce dont se réjouit Lucie Pinson des Amis de la Terre : « C’est la première fois que les banques s’engagent à ne pas financer les projets de toute une région en raison de leurs impacts environnementaux et climatiques. Cependant, la bataille pour le climat ne s’arrête pas là et leurs engagements sont loin de suffire à inverser la hausse de 218 % des financements des banques françaises au secteur du charbon entre 2005 et 2013. Il faut continuer à faire pression sur les banques ».

 

Les Amis de la Terre rappellent que les trois grandes banques françaises sont friandes de projets charbon : toutes comptent parmi les 25 premiers financeurs du secteur du charbon au niveau international et la BNP Paribas et la Société Générale sont même les 5ème et 7ème banques à financer les mines de charbon en Australie. Elles sont à l’origine de 94 % des 30 milliards d’euros de financements français au secteur du charbon entre 2005 et avril 2014.

 

Les engagements des banques à ne pas financer les projets charbonniers du bassin de Galilée ont été arrachés à l’issue d’un long travail de plaidoyer effectué par les Amis de la Terre avec le soutien d’une cinquantaine d’ONG internationales. « Les investissements dans le secteur du charbon deviennent de plus en plus risqués financièrement et économiquement. Le financement d’une des principales énergies responsables du réchauffement de la planète peut également faire très mal à la réputation des grandes banques, surtout en France qui accueillera la Conférence des Parties des Nations-Unies sur le changement climatique en décembre 2015 » ajoute Yann Louvel, coordinateur de la campagne climat et énergie de BankTrack.

 

Après le retrait en décembre dernier, de la Société Générale du projet Alpha Coal, un des neuf projets miniers du bassin de Galilée, les engagements de BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale marquent une première étape vers la sortie des énergies fossiles. « Mais il faut passer la vitesse supérieure. D’autres projets charbonniers pourraient voir le jour grâce aux banques françaises. Or 88 % des réserves totales de charbon au monde doivent rester dans le sol si nous voulons pouvoir rester en dessous-du seuil de 2 °C et il est donc urgent que les banques françaises s’engagent dès cette année à mettre un terme à leurs financements au secteur du charbon » poursuit Lucie Pinson.

 

Les Amis de la Terre appellent les clients des grandes banques à relayer cette demande auprès de leurs établissements bancaires en les interpellant sur le site internet dédié jechangedebanque.eu : l’association écologiste sera particulièrement vigilante quant aux annonces à venir de la part des banques. Les banques étant sensibles à leur image, aidons-les à sortir des énergies fossiles !

Retrouvez le communiqué de presse avec ses références et les lettres des banques sur le site des Amis de la Terre France.


Votre argent au service du climat ? Le greenwashing de votre banque !

Plus les banques françaises parlent de lutter contre les changements climatiques, et plus elles financent le secteur du charbon, l'énergie la plus émettrice de CO2. Envoyez un message à votre banque et demandez-lui de s'engager en 2015 à arrêter de financer ce secteur !

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Les banques épinglées en expertes du greenwashing par le Monde. Car oui, les banques françaises font de la France le 4ème pays qui finance le plus le secteur du charbon au monde.

Plus de 30 milliards d'euros de financements à l'énergie la plus carbonée entre 2005 et avril 2014, une somme colossalle qui effraie d'autant plus que les soutiens des banques à ce secteur ont augmenté de 218% depuis 2005.

Pourtant les banques, et plus particulièrement BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale, ne cessent de clamer leur engagement dans la lutte contre les changements climatiques !

Ci-dessous une vidéo poussant à son paroxysme le greenwashing des banques. Et si ça vous fait plus pleurer que rire, envoyez un message à votre banque pour lui demander de mettre un terme à ses financements au charbon en 2015

 

La BNP Paribas spécule sur la faim ? Une bonne raison de la quitter !

24 février 2015 : Oxfam France vient de publier un rapport affligeant pour la BNP Paribas : la banque est celle qui spécule le plus sur les matières premières agricoles au niveau français. Pour les clients de la BNP Paribas qui refusent que leur banque fasse du blé sur les récoltes au prix de la sécurité alimentaire de millions de personnes, changer de banque s'impose.

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Voir le rapport d'Oxfam France Les banques française spéculent toujours sur la faim