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Cette rubrique présente les derniers résultats de campagne

 

Natixis, deuxième banque française à réduire ses financements dans le charbon

15/10/2015 - Natixis a pris aujourd’hui une position de leader parmi les grandes banques sur la question du climat en annonçant des mesures de réduction de ses soutiens au secteur du charbon.

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Natixis a pris aujourd’hui une position de leader parmi les grandes banques sur la question du climat en annonçant la fin de tout financement de projets de centrales électriques au charbon et de mines de charbon thermique dans le monde. La nouvelle politique oblige également la banque à renoncer à financer les sociétés dont l’activité repose à plus de 50% sur l’exploitation de centrales électriques au charbon ou de mines de charbon thermique. Cette annonce intervient deux semaines après que le Crédit Agricole ait annoncé le renforcement de sa politique sur les centrales à charbon, et une semaine après que la banque américaine Citi ait également annoncé la réduction de son exposition au secteur des mines de charbon.

Lucie Pinson, chargée de campagne finance privée aux Amis de la Terre, commente : « Natixis avait déjà annoncé la fin de ses financements à certaines entreprises impliquées dans le Mountain top removal aux Etats-Unis, mais elle était la dernière grosse banque française à le faire. Cette fois, elle est au contraire la première à annoncer la fin de tout financement de projet charbon, ou de toute entreprise spécialisée dans ce secteur, allant plus loin que les dernières annonces du Crédit Agricole. Nous devons toujours avoir certaines confirmations sur cette nouvelle politique, qui doit être rendue publique contrairement aux autres politiques de Natixis à ce jour, mais c’est un bon pas vers la fin des financements à l’industrie du charbon ».

Natixis, la branche de financement et d’investissement du groupe BPCE, est en effet la quatrième banque française la plus impliquée dans le charbon et se classe 41ème à l’international, avec 1,711 milliard d’euros de prêts et d’émissions d’actions et d’obligations au secteur du charbon entre 2005 et avril 2014.

Yann Louvel, coordinateur de la campagne climat-énergie pour BankTrack, ajoute :« Très concrètement, ces nouveaux engagements empêcheront Natixis de continuer à prêter à des entreprises comme Cloud Peak aux Etats-Unis ou SUEK en Russie, des entreprises minières spécialisées dans l’exploitation du charbon qui remplissent le critère des 50% d’activité de la nouvelle politique de la banque. Natixis avait financé ces entreprises ces dernières années, donc c’est une bonne nouvelle qu’elle arrête. Mais on reste toutefois loin d’un arrêt complet du charbon puisque le champ de la politique ne semble pas inclure les activités d’émissions d’actions et d’obligations, et encore moins celles du géant Natixis Asset Management, qui gère plus de 800 milliards d’euros. De plus, le seuil de 50% adopté pour les entreprises actives dans le secteur du charbon en laisse beaucoup de côté, qui ne seront donc pas impactées par cette politique ».

Lucie Pinson conclut : « L’annonce de Natixis contraste vivement avec le silence assourdissant de BNP Paribas, le sponsor officiel de la COP21 qui a soutenu le secteur du charbon avec plus de 15 milliards d’euros cette dernière décennie. Aujourd’hui la brèche est ouverte et on voit que la mobilisation pour la fin de tous les financements des banques au charbon paie. Elle ne cessera que lorsque tous les soutiens climaticides des banques auront été transférés vers les secteurs de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables ».

Lire le communique de presse complet ici.

Crédit photo: Paul Corbit Brown

Ma banque pollue, je change de banque !

Votre banque pollue ? Elle finance allègrement les énergies fossiles et par la même les changements climatiques avec votre argent ? Vous voulez remettre votre argent au service d’une société en accord avec vos valeurs ? La journée du 10 octobre est pour vous !

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BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et leurs consoeurs....Nos banques, à qui nous faisons confiance tous les jours pour gérer notre argent, financent sans notre accord, des activités destructrices du climat, de l’environnement et qui violent les droits des populations.

Energies fossiles, nucléaire, agro-carburants, tout y passe ! Et avec 30 milliards d’euros de financements au secteur du charbon entre 2005 et avril 2014, les banques françaises, à commencer BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, comptent parmi les plus grands pollueurs.

Mais parmi elle, une est particulièrement pointée du doigt : BNP Paribas. Avec 15,6 milliards d’euros de soutiens au secteur du charbon entre 2005 et avril 2014, soit la moitié des financements du secteur bancaire français au charbon, BNP Paribas est la banque d’un monde menacé par changements climatiques. Et la banque n’a pas peur du greenwashing : elle n’a pris aucun engagement à arrêter, ou même réduire ses financements au charbon, contrairement à ses pairs comme Crédit Agricole, mais sponsorise la conférence sur le climat.

Je refuse que mon argent finance les changements climatiques

Nombreux sont les clients qui ont déjà envoyé un ultimatum à leur banque via le site jechangedebanque.eu , leur demandant de s’engager à mettre un terme à leurs soutiens au charbon, l’énergie la plus émettrice de dioxyde de carbone dont il nous faut laisser plus de 80% des réserves dans le sol et ne plus construire de nouvelles centrales si nous voulons éviter la catastrophe climatique.

Aujourd’hui, devant la lenteur des banques à prendre acte de l’urgence climatique et à mettre un terme à tous leurs soutiens au charbon, il est temps pour nous d’aller confier notre argent à d’autres banques !

Car les alternatives existent ! Comme la Nef qui a fait le choix de ne pas financer les énergies fossiles ! Ou encore Energie Partagée qui lance aujourd’hui avec la Nef un appel à épargner le climat en investissant dans des projets locaux d’énergies renouvelables.

Le 10 octobre, je change de banque !

C’est tout l’objet de la journée du 10 octobre :

Que vous ayez changé de banque il y a peu ou allez en changer en raison de votre ras-le bol de voir votre argent financer les changements climatiques, cette journée est faite pour vous !

Individuellement, changer de banque pour une banque éthique permet de reconcilier notre argent avec nos valeurs.

Collectivement, c’est envoyer un signal fort aux grands établissements bancaires, "changez, sinon, nous changerons de banque" !

Tou-te-s ensemble, faisons du 10 octobre la journée du changement de banque !

  1. Vous êtes client-e de BNP Paribas, rejoignez-nous à Paris (1) pour casser la tirelire des énergies fossiles et reprendre le contrôle de votre épargne, aux côtés d’autres clients, des Amis de la Terre et d’Energie partagée. envoyez un mail à changedebanque@amisdelaterre.org, avec en objet "je change le 10 octobre" et nous vous envoyons tout le détail !
  1. Vous êtes client-e d’une autre banque ou vous voulez participer à la journée du 10 octobre sans vous déplacer sur Paris et Lyon, prenez-vous en photo, dans ou devant votre banque, avec le visuel "Ma banque pollue, je change de banque" dans la colonne de droite, et envoyez-le à changedebanque@amisdelaterre.org, avec en objet "je participe à distance". Nous vous enverrons plus d’informations sur comment changer de banque et entraîner d’autres personnes à épargner le climat !

Mais à qui confier mon argent ?

Pour bien choisir sa banque, consultez le guide Climat : comment choisir ma banque !

Et au-delà du changement de banque, vous pouvez aussi épargner le climat avec Energie partagée !

(1) Les frais de transport sont pris en charge dans la limite de nos capacités. Pour plus de renseignement, envoyez-nous un mail à changedebanque@amisdelaterre.org

Plomin C : à quand la fin de l?incohérence climatique du Crédit Agricole ?

10/09/2015 – Le Crédit Agricole soutient un projet de centrale à charbon en Croatie, Plomin C, pourtant incompatible avec la politique RSE de la banque. C’est ce que révèle une étude publiée aujourd’hui par les Amis de la Terre et leurs partenaires et qui passe au crible les risques du projet, notamment sur le climat.

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Le Crédit Agricole annonçait en mai 2015 l’arrêt de ses financements aux mines de charbon et entreprises spécialisées dans cette activité « afin de réduire l’utilisation des énergies fossiles et respecter l’objectif de limiter le réchauffement de la planète à 2°C d’ici la fin du 21ème siècle ». Mais à moins de trois mois de la conférence climat, ce premier pas vers l’arrêt des financements aux énergies fossiles s’efface derrière les soutiens toujours massifs de la banque aux centrales à charbon. Avec 4.7 milliards de soutiens aux centrales à charbon entre 2005 et avril 2014, le Crédit Agricole figure dans le top 20 des banques les plus climaticides. Et aujourd’hui, la banque est l’unique banque internationale à soutenir la construction d’une nouvelle centrale à charbon en Croatie, le projet Plomin C.

« L’arrêt des soutiens du Crédit Agricole aux mines de charbon est un premier pas salutaire vers la sortie des énergies fossiles. Mais la banque semble avoir raté la moitié de la leçon dictée par les scientifiques : car s’il faut laisser plus de 80% des réserves de charbon dans le sol pour limiter le réchauffement du globe en-dessous du seuil de 2°C, cet objectif ne pourra pas être atteint si nous continuons de construire de nouvelles centrales à charbon qui émettraient des millions de tonnes de C02 par an » rappelle Lucie Pinson, chargée de campagne finance privée / Coface aux Amis de la Terre. « La banque doit immédiatement se retirer du projet si elle est sincère lorsqu’elle dit vouloir lutter contre les changements climatiques. Car tant qu’elle soutiendra un projet climaticide porté par des pollueurs notoires, Marubeni et Alstom, le Crédit Agricole continuera de faire partie des responsables de la crise climatique ».

D’après une étude publiée aujourd’hui par les Amis de la Terre France, Zelena Akcija (Les Amis de la Terre Croatie), Zelena Istra, CEE Bankwatch et BankTrack, ce projet est non seulement incompatible avec les ambitions climatiques de la banque, mais enfreint aussi de nombreux points de sa politique sectorielle sur les centrales à charbon. « Violation des législations et réglementations locales et européennes, absence d’étude alternative, non réponse aux problèmes de pauvreté et de dépendance énergétique, risques économiques, notre étude passe au crible l’ensemble des impacts du projet et le verdict est sans appel : en maintenant son soutien au projet, le Crédit Agricole viole les principes dont il se prévaut auprès de ses clients et actionnaires »ajoute Pippa Gallop, coordinatrice de recherche à CEE Bankwatch.

Le projet évalué à 800 millions d’euros est massivement rejeté par la population qui s’est prononcé contre à 94% en mars 2015 et fait l’objet de plusieurs attaques en justice. « La Croatie ne produit plus de charbon depuis des années, donc ce projet ne fera rien pour résoudre la sécurité énergétique du pays ni la pauvreté des populations. Au contraire, le prix de l’électricité risque d’augmenter, causant un double fardeau pour la population qui souffre déjà sévèrement des impacts de la pollution de l’air. Si cette centrale à charbon entre en activité, elle causera la mort prématurée de 680 personnes » rapporte Bernard Iv?i?, directeur de Zelena Akcija, les Amis de la Terre Croatie.

Par des actions organisées aujourd’hui à Paris, en Croatie et sur les réseaux sociaux à l’échelle internationale, les associations appellent le Crédit Agricole à se retirer immédiatement du projet. A Paris, les Jeunes Amis de la Terre ont organisé une conférence au sein d’une agence parisienne de la banque et ont rappelé l’impact sanitaire du projet à travers des photos de ceux et celles qui seront impactées par le projet s’il aboutit. A Zagreb, des militants de Zelena Istra et Zelena Akcija se sont réunis devant l’ambassade de France pour appeler les acteurs publics et privés français à mettre un terme à leurs soutiens aux énergies fossiles. Tous affichent leur détermination à maintenir la mobilisation jusqu’à la COP21 et au-delà.

Lire le communiqué sur le site des Amis de la Terre France ici

Belgique ? Lancement de la campagne « Ma Banque zéro carbone »

A l’instar de la campagne « Je change de banque » lancée par les Amis de la Terre en février dernier, cette campagne invite les citoyens à interpeller leurs banques pour qu'elles mettent fin à leurs financements dans les énergies fossiles. 

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La dépendance mondiale aux énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) est une des premières causes du réchauffement climatique. Ces combustibles représentent 80 % des émissions mondiales de CO2 et 67 % des émissions de gaz à effet de serre.

Si nous voulons pouvoir contenir le réchauffement de la planète en dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la science indique que les dérèglements climatiques risquent de prendre une allure incontrôlable – nombreux sont ceux aujourd’hui qui appellent à un objectif de 1.5°C - nous devons donc renoncer à en exploiter plus des deux tiers ! Et plus aucune infrastructure carbonée ne devrait être construite après 2017. 

Or, la consommation de combustibles fossiles, et leurs émissions induites, ne cessent d’augmenter ! Il est urgent d'agir !

Et les banques ?

À travers les soutiens financiers qu'elles apportent aux entreprises actives dans le secteur des énergies fossiles, les banques ont une grande part de responsabilité dans le réchauffement de la planète. Selon Scan des banques, les banques belges étudiées, dont les quatre les plus grandes, (ING ; Van Lanschot ; Deutsche Bank ; KBC ; BNP Paribas ; Belfius ; Argenta) n'échappent pas à la règle : elles financent massivement les énergies fossiles. À titre d'exemple, ING et BNP Paribas ont financé pour plusieurs centaines de millions d'euros des entreprises comme Gazprom, géant russe actif dans les secteurs du pétrole et du gaz.

Et si votre argent se trouve dans ces banques, c'est votre argent qui soutient cette industrie. Exigeons donc des banques qu'elles n’utilisent plus notre argent pour financer les énergies fossiles et leurs conséquences dévastatrices sur la planète et les populations actuelles et futures !

Désinvestir, pourquoi ?

Désinvestir vise à retirer son argent d'entreprises actives dans certains domaines controversés, dans ce cas le secteur des énergies fossiles. Appliqué aux banques, il s’agit de retirer notre argent des banques qui financent les énergies fossiles.

Les campagnes de désinvestissement des énergies fossiles prennent de l'ampleur depuis 2010. Plus de 200 organisations à travers le monde ont déjà pris l'engagement de désinvestir des énergies fossiles. Récemment, le fonds souverain norvégien,  a lui aussi pris la décision de se désengager des entreprises qui exploitent le charbon. Du côté des banques, seules Bank of America et le Crédit Agricole se sont engagées à mettre un terme à leurs financements aux mines de charbon.

Ma banque, 0 % carbone !

En vue de la Conférence de Paris (COP21) en décembre 2015, le Réseau Financité lance une campagne pour exiger des banques l’arrêt de leur financement aux énergies fossiles. Via une pétition publiée sur le site web www.mabanquezerocarbone.be et des cartes postales disponibles sur demande, interpellez votre banque pour lui demander d'agir en faveur du climat, en mettant un terme à toute forme de soutien financier aux secteurs qui produisent des énergies fossiles et en réorientant ce soutien vers la production d'énergies renouvelables.

 

Vous voulez en savoir plus sur Financité, c'est ici

Et en France on fait bouger les banques via jechangedebanque.eu

AG du Crédit Agricole : la banque met fin à ses financements aux mines de charbon !
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« {Après leur engagement à ne pas financer les projets miniers du bassin de Galilée (2), le Crédit Agricole paraît bien parti pour s'affirmer en tant que leader du secteur financier en matière climatique ! Sa réponse à notre interpellation est beaucoup plus convaincante que celles données par la Société Générale (3) ou BNP Paribas (4) lors de leur Assemblée Générale ces derniers jours. En arrêtant les mines de charbon, le Crédit Agricole prend acte qu’il faut laisser plus de 80% des réserves de charbon dans le sol pour maintenir le réchauffement de la planète en dessous de 2°C. } » commente Lucie Pinson, chargée de campagne Finance privée / Coface aux Amis de la Terre.

« {Le Crédit Agricole va même plus loin que Bank of America qui a récemment annoncé qu’elle réduisait et non coupait ses financements aux mines de charbon. Et surtout sa décision couvre l’ensemble de ses soutiens financiers, que ce soit des financements de projets, d’entreprises ou des émissions d’actions et d’obligations} » ajoute Paul Corbit Brown, de l’organisation « Keepers of the Mountains » aux Etats-Unis venu demander à la banque de réellement mettre un terme à ses soutiens au MTR, une technique barbare d’extraction du charbon pratiquée dans les Appalaches. Car la banque qui avait annoncé en 2013 la fin de ses financements au MTR était en réalité toujours impliquée dans le financement des entreprises les plus actives du secteur, via les émissions d’obligations (5).

Cependant, si les militants saluent l’annonce du Crédit Agricole, ils en notent les limites. La première est que la politique du Crédit Agricole ne concerne que les entreprises qui sont spécialisées dans l’extraction de charbon. Ainsi la banque continuera de financer l’extraction de charbon à travers ses soutiens à des multinationales comme BHP Billiton, Glencore, ou encore Anglo American. Et la deuxième est que le Crédit Agricole n’a rien annoncé sur les projets des centrales à charbon et les producteurs d'électricité à partir de charbon qu’elle a soutenu à hauteur de 4,7 milliards d’euros entre 2005 et avril 2014 (6).

« {Il n‘y a pas de petit soutien ni de projets à faibles impacts lorsqu’on parle de charbon. Partout, de son extraction à sa combustion dans des centrales à charbon, le charbon détruit le climat et les ressources dont dépendent des communautés entières. En 2009, le Crédit Agricole a participé au financement des énormes centrales de Medupi et Kusile en Afrique du Sud qui ne feront que renforcer les inégalités dans le pays. Aujourd’hui, je lui demande de ne pas refaire la même erreur et de s’engager à ne pas financer de nouveau projet de centrale et notamment celui de Thabametsi développé par Engie en Afrique du Sud, alors que nous avons un des meilleurs potentiels au monde en matière d’énergies renouvelables} » ajoute Thomas Mnguni un sud-africain venu rappeler à la banque que le charbon était une énergie dépassée, au sud comme au nord.

« {Nous saluons l’avancée du Crédit Agricole qui arrive après plus de 10 ans de campagne des Amis de la Terre et de BankTrack. Nous l’appelons dès maintenant à transformer l’essai en étendant son engagement à l’ensemble de ses soutiens au secteur du charbon en signant l’Appel de Paris (7). Cela doit commencer par son retrait du projet de centrale à charbon de Pomin C en Croatie et sa décision de ne plus financer tout nouveau projet de centrale. Il lui reste 7 mois pour en finir avec le charbon} » conclut Yann Louvel, coordinateur de la campagne Climat et Energie de BankTrack.