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Cette rubrique présente les derniers résultats de campagne

 

Assemblée Générale du Crédit Agricole : la banque soutient toujours la destruction des Appalaches

21 mai 2014 - L’Assemblée générale (AG) des actionnaires de Crédit Agricole a lieu aujourd’hui à Paris. Les Amis de la Terre y participent en demandant à la banque de rompre ses liens avec les principales entreprises actives dans le domaine du « mountaintop removal », une technique extrême d’extraction du charbon employée dans les Appalaches aux États-Unis.

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Après la BNP Paribas la semaine dernière et la Société Générale hier, les Amis de la Terre interpellent aujourd’hui le Crédit Agricole sur ses investissements dans l’industrie du charbon, et plus précisément sur ses soutiens à Arch Coal et Alpha Natural ressources, deux producteurs de charbon qui s’adonnent au Mountain top removal – ou « étêtage de sommets montagneux » (1) - une technique d’extraction du charbon aux conséquences environnementales, sanitaires et sociales désastreuses. Présents à l’Assemblée générale de la banque, les Amis de la Terre appellent le Crédit Agricole à suivre l’exemple de la BNP Paribas qui a black-listé les principales entreprises pratiquant le MTR de ses services financiers.

En effet, l’an dernier, et suite aux pressions des Amis de la Terre, notamment au cours de leur Assemblée générale (2), les deux banques publiaient chacune une politique sectorielle qui visait en partie les projets et entreprises qui pratiquent le MTR (3). Mais, « la politique sectorielle mines et métaux du Crédit Agricole ne fait pas exception parmi les politiques sectorielles des banques : le vocabulaire et les formulations adoptés manquent presque toujours de précision et laisse une marge d’interprétation énorme aux banques qui les ont formulées. Il n’est donc pas étonnant qu’avec l’adoption de politiques apparemment similaires, le Crédit Agricole et la BNP Paribas arrivent à des conclusions totalement opposées, l’une s’interdisant de fournir des services financiers aux principales entreprises actives dans le MTR et l’autre continuant tout bonnement à les financer et soutenir leurs émissions d’obligations ! » explique Lucie Pinson, chargée de campagne Responsabilité des acteurs financiers aux Amis de la Terre.

« En soutenant notamment Arch Coal et Alpha Natural Ressources, qui comptent dans le top trois des entreprises minières actives dans le MTR, le Crédit Agricole participe à la destruction de l’une des plus belles chaînes de montagnes au monde et . L’industrie du charbon utilise quotidiennement plus de 3 000 tonnes d’explosifs pour faire sauter nos montages, ensevelissant ainsi des milliers de kilomètres de cours d’eau et répandant des pluies de poison sur nos communautés. Le MTR n’est pas seulement un crime environnemental mais constitue un véritable danger pour les populations qui voient les cas de cancer se multiplier et dont l’espérance de vie est près de vingt ans inférieure à la moyenne états-unienne » témoigne Paul Corbit Brown de l’association Keepers of the Mountains, qui accompagnait les Amis de la Terre à l’Assemblée Générale de la banque.

Ces problèmes ne sont pas passés inaperçus auprès du Groupe de travail des Nations Unies sur les Entreprises et les droits de l’homme qui, après s’être lui-même rendu en Virginie Occidentale pour recueillir les témoignages des populations victimes de la pratique du MTR, a mandaté une enquête sur les allégations de violations de droit de l’homme (3).

Les producteurs et leurs financeurs sont aujourd’hui rattrapés par les coûts réputationnels, réglementaires et financiers de cette pratique très controversée. De nombreuses entreprises impliquées dans le MTR, y compris des clients du Crédit Agricole, font aujourd’hui face à de grosses difficultés financières, et la banque poursuivait le mois dernier Trinity Coal, une filiale de l’entreprise minière indienne Essar, pour faillite involontaire (4).

« Au-delà de la question du MTR, le Crédit Agricole doit prendre le chemin de la transition énergétique et progressivement substituer ses investissements dans les énergies fossiles par d’autres dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Le MTR n’est que la partie émergée de l’iceberg et le Crédit Agricole a soutenu à hauteur de plus de 2 milliards d’euros le secteur des mines de charbon depuis 2005. Il ne suffit donc pas de prévenir l’exploitation toujours plus profond et plus coûteuse du charbon, mais d’exclure dès à présent l’ensemble de ce secteur de leurs services financiers » conclut Lucie Pinson.

Contact presse :
Caroline Prak - les Amis de la Terre - 06 86 41 53 43 – caroline.prak@amisdelaterre.org

Retrouvez ce communiqué de presse sur le site des Amis de la Terre : http://www.amisdelaterre.org/MTR.html

 Réaction des Amis de la Terre à l’Assemblée Générale du Crédit Agricole 2014, le 23 mai

AG BNP Paribas : un bilan climatique et fiscal désastreux
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Montreuil, Paris - le 14 mai 2014 - Les actionnaires de BNP Paribas se réunissent aujourd’hui pour l’Assemblée générale de la banque. Les Amis de la Terre et l’Association des actionnaires responsables seront également présents pour interpeller la BNP Paribas, une des 10 banques les plus climaticides au monde, sur ses soutiens au secteur du charbon ainsi que sur son implantation dans les paradis fiscaux et judiciaires, la banque étant la première entreprise française en nombre de filiales implantées offshore.

« La BNP Paribas est la banque française la plus active en matière de greenwashing et n’hésite pas à mettre en avant une image de banque responsable engagée dans la lutte contre les changements climatiques. Pourtant, elle est souvent derrière le financement des projets les plus carbonés au monde » observe Lucie Pinson, chargée de campagne Finance privée au sein de l’association Les Amis de la Terre. « S’il ne fallait citer qu’un exemple, la BNP Paribas est l’unique banque internationale à avoir contribué au financement de la gigantesque centrale à charbon de Tata Mundra en Inde (1), emblématique des problèmes imputés à la production de charbon » poursuit-elle.

30 millions de tonnes de dioxyde de carbone émis chaque année, pollution des rivières, et destruction des mangroves, menace pour la survie des pêcheurs locaux, déplacement des populations, multiplication de maladies respiratoires, augmentation du prix de l’électricité, etc., la liste des ravages causés par la centrale d’une capacité 8 fois supérieures à celle d’une centrale « classique » est, il est vrai, bien longue (2). Et pourtant, Tata Mundra n’est pas une anomalie dans le portefeuille de la banque. La BNP Paribas a également financé d’autres centrales à charbon, comme celles de Kusile et de Medupi en Afrique du Sud, et d’autres de lignite - le charbon le plus polluant - comme celle de Tufanbeyli en Turquie.

Autre point noir que les associations ne manqueront pas de rappeler aux actionnaires de la première banque de France, son implantation dans les paradis fiscaux et judiciaires.« Championne française de l’évasion fiscale, la BNP Paribas organise la fuite de plusieurs millions d’euros au détriment notamment des caisses publiques des pays en développement et met ainsi en cause son attachement au principe de civisme fiscal. Par ailleurs, les montages financiers légaux mais complexes qu’effectue la BNP Paribas pour le compte de ses clients internationaux contribuent à l’opacité financière internationale » note Johan Bösch, représentant de l’Association des actionnaires responsables.

Il y a un an, BNP Paribas annonçait lors de son Assemblée générale la publication imminente d’une nouvelle politique relative aux activités minières dans laquelle elle s’engageait à ne plus financer les activités de mountaintop removal (MTR), cette pratique extrême d’extraction de charbon qui vise à dynamiter les sommets des montagnes. Politique effective puisque depuis lors, la BNP Paribas n’a pas financé les principales entreprises actives dans le MTR. Cependant, pour les Amis de la Terre, la BNP n’en est pas pour autant devenue une banque responsable, plus éthique, ou moins climaticide.

Pour les deux associations, le bilan est donc toujours mauvais et la BNP Paribas a encore des progrès à faire. « Enlever les plus grosses entreprises minières actives dans le MTR de ses soutiens est louable mais c’est l’ensemble du secteur du charbon que la BNP doit exclure. De même, la BNP avait il y a deux ans 142 filiales de plus dans les paradis fiscaux, il lui en reste 218 filiales à fermer dans les paradis fiscaux ! » (3) conclut Lucie Pinson, qui rappelle qu’il est possible pour BNP Paribas de changer sa politique d’investissements en privilégiant des projets qui permettent de lutter contre les changements climatiques (efficacité, enR, etc.) et qu’à défaut, les clients de la banque climaticide peuvent la quitter pour une banques plus responsable.

Contact presse :Caroline Prak - les Amis de la Terre - 06 86 41 53 43 - caroline.prak@amisdelaterre.org

(1) http://blog.banktrack.org/?p=296
(2) http://www.banktrack.org/show/dodgydeals/tata_mundra_ultra_mega_power_plant_umpp_
(3) http://ccfd-terresolidaire.org/infos/partage-des-richesses/paradisfiscaux/aux-paradis-des-impots/les-resultats-en-9-4229

Victoire ! Le projet de centrale nucléaire à Kaliningrad est enterré
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Montreuil, le 24 avril 2014 - Le projet de centrale nucléaire à Kaliningrad (Russie), controversé et contesté par la population locale a été abandonné par les autorités russes (1). Les Amis de la Terre dont la mobilisation contre le soutien de la Société Générale à ce projet a contribué à la suspension du projet se félicitent de cette nouvelle mais restent vigilants sur l’implication des banques françaises dans le secteur du nucléaire.

Après des mois d’incertitudes sur son futur, le projet de centrale nucléaire porté par Rosatom dans l’enclave russe de Kaliningrad est désormais abandonné par le gouvernement russe. Contesté depuis le début par la population locale, le projet a fait l’objet d’une mobilisation internationale (2) contre la Société Générale l’an dernier à laquelle ont pris part les Amis de la Terre qui se félicitent aujourd’hui de cette victoire.

Le projet de centrale nucléaire à Kaliningrad multipliait les casseroles : étude d’impacts environnemental bâclée, absence de plans de réaction aux situations d’urgence ou de démantèlement, programme de gestion des déchets radioactifs mensonger, corruption et violations des droits des populations, et enfin, inutilité du projet. En effet, si la population contestait le projet depuis le début, les pays limitrophes à qui l’électricité produite était destinée, n’en voulaient pas non plus...

« Ce projet a progressivement perdu tout soutien de la part des autorités russes jusqu’à ne plus même être mentionné au cours de leurs discussions sur l’avenir énergétique de la région début avril. Rosatom peut continuer sa communication mensongère et tenter de faire croire que le projet est toujours à l’ordre du jour, mais l’entreprise ne convaincra ni ici ni à l’étranger. Le nucléaire est une énergie trop coûteuse et trop risquée et les populations russes et limitrophes y sont clairement opposées » déclare Vladimir Slivyak de l’association russe Ecodefense.

« L’abandon de ce projet nucléaire en Russie, qui a connu la catastrophe de Tchernobyl du temps de l’URSS, et ce malgré le souhait du géant Rosatom, devrait envoyer un signal fort à la Société Générale. Celle-ci structurait en effet le financement export de turbines d’Alstom pour ce projet alors que la BNP Paribas et le Crédit Agricole avaient fait savoir aux Amis de la Terre qu’ils n’y participeraient pas. Il ne doit toutefois pas faire oublier que les banques françaises font partie des principaux financeurs de l’industrie nucléaire à travers le monde. » complète Lucie Pinson, chargée de campagne Responsabilité des acteurs financiers aux Amis de la Terre.

« Ce projet révèle également le rôle de la France à travers son agence de crédit à l’exportation, la Coface, qui aurait pu garantir l’export des turbines. Nous dénonçons la diplomatie économique du gouvernement français qui fait tout pour vendre du nucléaire à l’étranger alors qu’il a décidé de réduire sa part dans le mix énergétique français, et nous demandons aux banques françaises de mettre un terme à leur soutien à l’atome. L’abandon du projet de centrale nucléaire à Kaliningrad est une bonne nouvelle mais d’autres projets aussi douteux sont toujours en cours, comme celui de centrale nucléaire à Jaitapur en Inde. Nous restons donc vigilants et ne manquerons pas de nous mobiliser le cas échéant », conclut Lucie Pinson.

Contact presse : Caroline Prak - 06 86 41 53 43 - caroline.prak@amisdelaterre.org - www.amisdelaterre.org

(1) D’après Rosatom elle-même, le sort du projet suspendu depuis fin mai 2013 devait être tranché au cours d’une réunion spéciale du gouvernement russe début avril sur le plan de développement du système énergétique de la région de Kaliningrad. Or, ni ce projet ni le nucléaire en général n’ont été abordés par le gouvernement russe au cours de cette réunion et le gouvernement étudie désormais les opportunités de développer des projets de centrales à charbon dans la région.

(2) http://www.amisdelaterre.org/Appel-a-une-semaine-d-actions.html

Alpha Coal : un projet loin des standards de la Société Générale !
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Montreuil, le 15/04/2014 - La Société Générale soutient un énorme projet de mine de charbon, Alpha Coal, qui ne respecte pas ses propres principes environnementaux et sociaux (1) pourtant faibles. C’est ce que révèle une étude publiée aujourd’hui par les Amis de la Terre qui passe au crible les risques du projet, notamment sur la biodiversité, les ressources en eau, la Grande Barrière de corail et le climat (2). Démentiels, ces risques ne doivent pas être ignorés et le projet ne peut continuer en l’état, comme l’a confirmé le tribunal foncier du Queensland mardi 8 avril (3). La Société Générale doit s’en retirer immédiatement.

« La banque nous assurait en novembre dernier qu’elle ne s’impliquerait dans Alpha Coal que si celui-ci respectait ses Principes environnementaux et sociaux, or il est clair que les deux sont inconciliables tant les risques du projet sont énormes » déclare Lucie Pinson, chargée de campagne Responsabilité des acteurs financiers aux Amis de la Terre. « Le Tribunal foncier du Queensland a lui-même a reconnu début avril (3) que le projet n’est pas dans l’intérêt du public et qu’il ne pouvait pas être approuvé en l’état étant donné les impacts qu’il aurait sur les ressources en eau dont dépendent les populations et les exploitations agricoles de la région, et qui alimentent également la Grande Barrière de corail » ajoute Derec Davies de l’association écologiste locale Coast and Country.

L’association qui contestait aux côté d’agriculteurs l’autorisation du projet minier se félicite de cette victoire mais redoute désormais la décision du gouvernement du Queensland qui peut suivre les recommandations du tribunal foncier mais est également libre de les ignorer et de donner le feu vert à Alpha Coal qui deviendrait ainsi le premier des 9 projets miniers prévus dans le Bassin de Galilée à obtenir l’ensemble des autorisations nécessaires. « Si l’avis du tribunal est respecté, le projet devrait soit être enterré soit fournir des études supplémentaires relatives à l’utilisation des eaux. Cependant, l’État du Queensland est notoirement en faveur de l’exploitation minière (4) et le Ministre Cripps pourrait intervenir en faveur de l’entreprise et approuver la mine dès maintenant » poursuit Derec Davies.

« Que le tribunal foncier se déclare en faveur du principe de précaution et mette le holà à un projet qui a été approuvé il y deux ans par les États du Queensland et aussi de l’Australie révèle des défaillances institutionnelles majeures en matière de gestion de risques. Et que les questions environnementales ne soient pas considérées comme il se doit dès le lancement des projets, a fortiori quand ils impactent un Patrimoine mondial de l’Humanité, met en péril la réputation des investisseurs et leurs profits futurs. Le fait que Blackrock, le plus gros gestionnaire de fonds de la planète, menace de se désinvestir d’entreprises impliquées dans la destruction de la Grande Barrière de corail, témoigne d’une prise de conscience et d’un mouvement inédit chez les investisseurs ! Nous demandons une fois de plus à la Société Générale de se retirer de ce projet et lançons aujourd’hui une pétition internationale pour l’arrêt de ses soutiens aux énergies fossiles » conclut Lucie Pinson (5).

_ Contact presse : Caroline Prak - 06 86 41 53 43 - caroline.prak@amisdelaterre.org - www.amisdelaterre.org

(1) La Société Générale est signataire des Principes de l’Équateur et a défini des Principes Généraux Environnementaux et Sociaux destinés à maîtriser l’impact des activités qu’elle soutient. Ces principes sont déclinés dans des politiques sectorielles, dont celles sur les projets miniers, ainsi qu’une politique transversale sur la biodiversité.
(2) L’étude « Le projet Alpha Coal & Les Principes Généraux Environnementaux et Sociaux de la Société Générale » est disponible en français et en anglais en bas de cette page.
(3) http://www.landcourt.qld.gov.au/doc...
(4) Les gouvernements du Queensland et de l’Australie soutiennent fortement l’industrie minière et l’extraction du charbon au Queensland quelque soient les conséquences environnementales, sociales, et climatiques. Le gouvernement du Queensland s’est déclaré en faveur d’une simplification des procédures d’autorisation des projets charbonniers, notamment en ce qui concerne les impacts environnementaux afin de les accélérer : le Premier Ministre du Queensland a déclaré en juin 2012 que l’État était « dans le business du charbon » ; le Ministre de l’Environnement et de la Protection du Patrimoine du Queensland a également déclaré les associations écologistes comme des extrémistes dont l’avis ne devait pas être écouté ; et le Ministre de l’Environnement du Queensland lui – même a déclaré qu’il n’était pas convaincu que les émissions de gaz à effet de serre dues à l’Homme étaient responsables du changement climatique ; enfin des membres de l’autorité en charge de la protection de la Grande Barrière de corail ont également des intérêts dans l’industrie minière et gazière
(5) Pétition en partenariat avec 350.org pour la fin des soutiens aux énergies fossiles de la Société Générale et son retrait immédiat du projet Alpha Coal.
En français : http://act.350.org/sign/fin_des_sou...
En anglais : http://act.350.org/sign/no-more-coa...

15 mars : journée d'action « anti-requins » partout en France
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Paris, Montreuil, le 7 mars 2014 – Les groupes locaux d’Attac et des Amis de la Terre se mobiliseront au cours d’une journée d’action nationale « anti-requins », le samedi 15 mars, pour dénoncer les pratiques prédatrices des banques Société générale et BNP Paribas et de l’entreprise Unilever. Ces trois multinationales seront ciblées en exemple et feront l’objet de demandes concrètes. Attac et les Amis de la Terre appellent les citoyen-ne-s à se joindre à cette mobilisation qui se prolongera jusqu’à satisfaction de leurs demandes !

Des actions sont prévues samedi 15 mars dans toute la France pour dénoncer les pratiques d’Unilever, de la Société générale et de BNP Paribas. Ces trois multinationales seront respectivement ciblées pour leurs pratiques en matière sociale, environnementale et fiscale.

« Malgré la crise, les banques et les multinationales se comportent de plus en plus comme des « super-prédateurs » : contournement des lois, lobbying, évasion fiscale, exploitation des peuples et de la nature. Alors que des millions de personnes subissent les conséquences de la crise, les entreprises du CAC 40, qui ont encore réalisé 50 milliards d’euros de profits en 2013, vont bénéficier de nouveaux cadeaux fiscaux sans avoir à s’engager sur le chemin de la transition sociale et écologique. Notre mobilisation vise à contrer cette impunité et leur stratégie de communication mensongère, et à les faire plier sur des demandes concrètes. En tant que clients, les citoyens ont un énorme pouvoir pour faire pression sur les banques et les multinationales. Il est temps de s’en servir ! » déclare Dominique Plihon, porte-parole d’Attac France.

Les trois multinationales ciblées n’ont pas été choisies au hasard. Nous avons décidé d’apporter notre soutien aux salarié-e-s de Fralib (1) qui luttent contre la fermeture de leur usine par Unilever et réclament que la marque Éléphant leur soit cédée pour leur projet de coopérative. BNP est, quant à elle, attaquée pour sa présence dans 214 paradis fiscaux dont 12 aux îles Caïmans (2). Enfin, la Société générale est ciblée pour ses impacts beaucoup plus cachés sur l’environnement et le climat.

« Les Amis de la Terre dénoncent depuis l’année dernière le soutien de la Société générale à Alpha Coal, un énorme projet de mine de charbon en Australie, un projet climaticide et qui menace gravement la biodiversité et la Grande Barrière de corail (3). La mobilisation Requins en partenariat avec Attac entend renforcer la pression sur la banque à qui nous demandons de se retirer publiquement du projet » déclare Lucie Pinson, chargée de campagne Responsabilité des acteurs financiers aux Amis de la Terre.

Marseille, Lyon, Lille, Morlaix, Nancy, Paris, Toulouse... Des actions sont d’ores et déjà planifiées dans une trentaine de villes (4), par des membres des groupes locaux des deux associations et des citoyen-ne-s qui ont également participé au financement participatif de 50 000 kits anti requins (5). Théâtre de rue, marelle, débat, pique-nique : la journée du 15 mars se veut innovante, festive et ouverte à tou-te-s. La mobilisation durera le temps nécessaire pour faire plier les multinationales visées, et d’autres événements et journées d’action seront organisés tout au long de l’année.

Contact presse
Nikolaz Berthomeau, Attac France : 06 63 86 37 21 nikolaz@attac.org
Caroline Prak, Les Amis de la Terre : 09 72 43 92 65 – 06 86 41 53 43 caroline.prak@amisdelaterre.org

Plus d’infos :
Site Les Requins : http://www.lesrequins.org/
Les différentes actions et villes mobilisées sont indiquées ici : https://www.lesrequins.org/actions-...

(1) http://cgt.fralibvivra.over-blog.com/
(2) http://www.revue-projet.com/articles/2014-02-cac40-paradis-fiscaux/
(3) http://www.amisdelaterre.org/alpha-coal-loin-des-standards
(4) https://www.lesrequins.org/actions/article/journee-du-15-mars
(5) http://www.lesrequins.org/je-participe/