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Actualités

Cette rubrique présente les derniers résultats de campagne

 

Ta banque te trompe, romps avec ta banque !

14 février 2015 - A l'occasion des journées mondiales du désinvestissement et de la Saint Valentin, le groupe des Jeunes Amis de la Terre dénonce de manière humoristique le greenwashing des grandes banques et appellent leurs clients à rompre à leur établissement bancaire.

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A l'occasion des journées mondiales du désinvestissement des 13 et 14 février 2015, le groupe des Jeunes Amis de la Terre a créé une vidéo humoristique dénonçant le greenwashing des banques et leurs soutiens aux énergies fossiles. 

Et comme le 14 février est aussi le jour de la Saint Valentin, ils appellent les clients des grandes banques françaises, comme la BNP Paribas, à changer d'établissement bancaire.

 

Banques et calcul des émissions financées : de la théorie à la pratique, vite !

29 octobre 2014 - L’ORSE, l’ADEME, l’Association Bilan Carbone et la Caisse des Dépôts publient un guide méthodologique d’estimation des émissions de GES adapté au secteur financier. Une initiative qui cache l’envers du décor : l’augmentation des financements des banques dans des secteurs climaticides comme celui du charbon. 

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Le calcul et la réduction des émissions de gaz à effet de serre issues des activités financées par les banques françaises constituent une demande prioritaire historique des Amis de la Terre depuis la publication de leur rapport « Banques françaises, banques fossiles ? » en 2007 (1). Jusqu’à présent, seule la publication des émissions « directes » issues du chauffage des agences bancaires ou du transport des salariés sont obligatoires et apparaissent dans leurs rapports annuels. Ces données sont totalement hors sujet puisque ces émissions « directes » sont marginales et ne représentent qu’une infime fraction des émissions « financées », de l’ordre de 1 pour 1000.

Les Caisses d’Epargne avaient été les plus innovantes sur ce sujet avec l’initiative de l’étiquetage développement durable des produits d’épargne incluant un volet climat, lancée en 2008, avant son abandon en 2012. Celle-ci avait permis une première estimation de l’empreinte carbone des banques françaises en 2010 (2). « Quatre ans plus tard, plus de sept ans après notre première demande et alors que l’urgence climatique n’a jamais été aussi pressante, le secteur financier français dans son ensemble se dote enfin d’un guide méthodologique de calcul de ces émissions financées. Il était temps ! », s’exclame Yann Louvel, référent de la campagne Responsabilité des acteurs financiers privés aux Amis de la Terre.

Yann Louvel regrette toutefois la portée limitée de ce nouvel outil : « Malheureusement, le travail effectué pour l’élaboration de ce guide reste très partiel. Par exemple, la méthodologie ne prend pas en compte les émissions d’actions et d’obligations, alors que ce mode de soutien financier représente près de la moitié des soutiens des banques à certains secteurs comme celui du charbon, comme l’ont démontré les Amis de la Terre dans un récent rapport (3) ».

Cette méthodologie cache ainsi l’envers du décor : l’augmentation des financements des banques françaises au secteur du charbon, le plus climaticide. A un an de la conférence internationale Paris Climat 2015 et dans le cadre du vote de la Loi sur la transition énergétique, les Amis de la Terre et Oxfam France appellent non seulement les banques, mais aussi les pouvoirs publics à instaurer un calcul commun des émissions financées et à adopter des objectifs visant leur réduction drastique, en commençant par l’abandon de tout soutien au secteur du charbon.

Selon Lucie Pinson, chargée de campagne banques privées aux Amis de la Terre : « Quand on voit l’augmentation de plus de 200% du soutien financier des banques françaises au secteur du charbon, le plus climaticide, entre 2005 et 2013, et leur implication dans toujours plus de projets controversés fossiles aux quatre coins du monde, on ne peut être que dubitatif sur la capacité de ces acteurs à diminuer leurs émissions financées. Si la Société Générale s’est retirée d’Alpha Coal, elle continue de soutenir allègrement les multinationales du charbon, comme la BNP Paribas et le Crédit Agricole. »

Alexandre Naulot d’Oxfam France conclut : « Les banques ont certes montré la direction à prendre pour le calcul des émissions financées, mains elles peinent à passer de la théorie à la pratique. Le gouvernement et les parlementaires doivent dès lors agir. La France accueillera le prochain sommet climatique à Paris en 2015 : elle ne peut pas rester insensible à l’impact des banques et du secteur financier sur le changement climatique. Dans le cadre de la loi sur la transition énergétique, le gouvernement et les parlementaires doivent obliger le secteur financier à publier un bilan carbone public, à fixer des objectifs clairs de réduction de l’impact carbone de leurs investissements, et, avant tout, à interdire ces derniers dans le secteur du charbon ».

Notes

(1) Rapport « Banques françaises, banques fossiles ? », Les Amis de la Terre, Mars 2007.

(2) « L’empreinte carbone des banques françaises », Les Amis de la Terre et Utopies, Novembre 2010.

(3) « Charbon : l’argent sale des banques françaises », Les Amis de la Terre, Octobre 2014

Contact presse :

Yann Louvel, Les Amis de la Terre, +33 (0)6 88 90 78 68

Sarah Roussel, Oxfam France, +33 (0)1 77 35 76 10 / +33 (0)6 51 15 54 38

 

 

Sous pression citoyenne, la Société Générale se retire du projet Alpha Coal

5 décembre 2014 - La Société Générale a annoncé ce vendredi 5 décembre qu’elle jetait l’éponge : elle se retire du projet contesté Alpha Coal, une gigantesque mine de charbon en Australie. Il s’agit d’une importante victoire des mouvements citoyens qui exigeaient l’abandon de cette "bombe climatique".

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A la veille d’une journée d’action nationale organisée par les Amis de la Terre, Attac et Bizi !, la Société Générale a fini par reculer. Par un courriel de Jean-Michel Mépuis, directeur Développement Durable et RSE, la banque vient d’annoncer aux associations que « dans le contexte du retard du projet Alpha Coal, Société Générale a décidé, en accord avec GVK-Hancock, de suspendre son mandat. La banque n’est donc plus impliquée dans le projet?. Vous pouvez relayer ce message dans vos réseaux.? » [1].

Depuis plusieurs mois, les Amis de la Terre, Attac et Bizi ! menaient des actions communes pour que la Société Générale renonce à sa mission de conseil et au financement de ce projet de mine à ciel ouvert dans le bassin de Galilée en Australie. Prévoyant une voie ferrée et une expansion portuaire en plein cœur de la Grande Barrière de corail, ce projet était à la fois une bombe climatique dont le développement aurait été à l’origine de l’émission de 1,8 milliards de tonnes de CO2 compromettant de façon irréversible les efforts pour limiter le réchauffement de la planète ; mais aussi une catastrophe pour les populations locales, la biodiversité et les milieux.

Suite à une action d’occupation des agences de la Société Générale lundi dernier, à Pau et à Paris, jour de l’ouverture du sommet mondial sur le climat de Lima (COP20), dans le cadre de la journée internationale de jeûne pour le climat, des actions de "picketing" avaient été annoncées devant une dizaine d’agences de la Société Générale dans toute la France, de Bayonne à Bourges, de Chambéry à Concarneau, de Limoges à Mâcon en passant par, Nîmes, Paris, Pornichet, Tours... Alors que la COP 20 se poursuit au Pérou, les Amis de la Terre, Attac et Bizi ! démontrent que l’action citoyenne permet d’obtenir des victoires concrètes qui sont autant de premiers pas vers la mise sous contrôle citoyen des banques et multinationales prédatrices !

La pression internationale contre GVK-Hancock doit encore s’accentuer pour que ce projet climaticide ne voie jamais le jour.

Après cette première victoire, nos associations comptent poursuivre leurs actions en 2015? en faveur du climat?, notamment contre les banques et multinationales impliquées dans le secteur du charbon, énergie fossile qui reste la première source d’émissions mondiales de CO2, un gaz à effet de serre responsable du dérèglement climatique.

Contacts presse : 
Caroline Prak - les Amis de la Terre - 06 86 41 53 43 caroline.prak@amisdelaterre.org 
Jon Palais - Bizi ! - 06 19 94 10 94 / 05 59 25 65 52 - jon.palais@riseup.net 
Wilfried Maurin - Attac France - 06 82 22 91 11 - wilfried@attac.org

[1] Position de la Société Générale, 5 décembre 2014 :http://www.societegenerale.com/fr/s-informer-et-nous-suivre/newsroom/position-du-groupe

Retrouvez ce communiqué de presse sur le site des Amis de la Terre 

GIEC, charbon : Comment l'argent des banques françaises finance les changements climatiques

29 octobre 2014 - Les Amis de la Terre et BankTrack publient des données inédites sur les financements des banques françaises et internationales au secteur du charbon. Le diagnostic est sévère pour les banques françaises : leurs soutiens ont augmenté de 218 % entre 2005 et 2013!

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30 milliards d’euros, c’est le montant des financements accordés par les banques françaises au secteur du charbon entre 2005 et avril 2014, sur un total de 373 milliards au niveau international, toutes banques confondues. Les seules BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale représentent 94 % des soutiens français au charbon et placent ainsi la France au triste rang de 4ème financeur mondial des changements climatiques (1).

Des montants faramineux qui s’illustrent sur le terrain par des projets charbon contestables : le projet d’extraction et d’exportation de charbon Apha Coal en Australie, soutenu par la Société Générale (2), la centrale à charbon Tata Mundra en Inde, financé par la BNP ou encore le financement par le Crédit Agricole de la pratique barbare d’extraction du charbon par le Moutain Top Removal (MTR) aux Etats-Unis (3).

Les rapports des Amis de la Terre et du réseau international BankTrack, L’argent sale des banques françaises et Banking on Coal 2014 contiennent des données exhaustives sur les financements des banques commerciales au secteur des mines et centrales à charbon. La conclusion à en tirer est effrayante : les financements au charbon augmentent depuis 2005 – année d’entrée en vigueur du protocole de Kyoto – atteignant l’année dernière le record de plus de 72 milliards d’euros. Multipliés par 4 au niveau international, les financements des banques françaises se sont quant à eux accrus de 218 % entre 2005 et 2013.

« Le GIEC s’apprête à publier son dernier rapport qui ne manquera pas de souligner la gravité des changements climatiques et le rôle du charbon dans les dérèglements climatiques (4). Le diagnostic est clair, mais la prescription aussi : les investissements dans les énergies fossiles doivent diminuer drastiquement à commencer par le charbon, l’énergie la plus émettrice de carbone ! Les banques publiques ont déjà commencé à se désinvestir du charbon. Il est temps que les banques privées rejoignent le mouvement et arrêtent de financer les changements climatiques ” déclare Yann Louvel, coordinateur de la campagne Climat-Energie du réseau BankTrack.

« Les banques françaises fanfaronnent dans leurs rapports annuels sur leurs investissements dans les énergies renouvelables. Hélas, dans la réalité, le secteur bancaire est toujours ancré dans un modèle énergétique dépassé, polluant et climaticide ! A un an de la Conférence Climat de l’ONU à Paris, nous appelons les banques françaises à ouvrir les yeux sur les impacts sociaux et climatiques du charbon et à faire coïncider leurs actes avec leurs discours. » ajoute Lucie Pinson, chargée de campagne Finance privée/Coface aux Amis de la Terre.

Les Amis de la Terre publient en complément de leur rapport un guide éco-citoyen Climat : comment choisir ma banque ? appelant les clients des grandes banques françaises à interpeller leur banque sur ses soutiens aux énergies fossiles, et à se joindre à la mobilisation lancée via les Prix Pinocchio 2014 et le site www.financeresponsable.org (5). L’alternative consiste aussi à changer de banque...

 Signer la pétition : Les banques françaises financent les changements climatiques ? Demandons-leur d’arrêter !


(1) Banking on Coal 2014 et L’argent sale des banques françaises sont fondées sur une recherche de Profundo qui analyse les activités de crédits et d’émissions d’obligations et d’actions de 92 banques commerciales internationales en direction de 34 entreprises minières et 39 opérateurs de centrales entre 2005 et avril 2014, ainsi que 28 autres entreprises minières entre 2011 et avril 2014. L’intégralité de la méthodologie est accessible sur le site www.coalbanks.org 
(2) Pour en savoir plus sur le projet d’extraction et d’exportation de charbon Alpha Coal, visitez les pages accessibles à partir de ce lien : http://www.amisdelaterre.org/Alpha-... 

(3) http://www.amisdelaterre.org/Des-po... 

(4) Le GIEC publiera la synthèse de son cinquième rapport avec l’intégralité des connaissances sur les changements climatiques le 2 novembre ; http://www.ipcc.ch/ 

(5) Retrouvez toutes les mobilisations et actions à faire individuellement et collectivement à la rubrique Mobilisons-nous du site www.financeresponsable.org

 

Alpha Coal : après Deutsche Bank et HSBC, RBS et Barclays hors-jeu : la Société Générale est de + en + isolée en Australie !

26 juin 2014 - Après les engagements annoncés en cascade de grandes banques internationales de ne pas soutenir les projets charbon dans le Queensland en Australie, la Société Générale risque d’être une des seules banques européennes à assumer la destruction de la Grande Barrière de Corail. Les Amis de la Terre, Attac et Bizi appellent leurs militants et les citoyens à rejoindre la mobilisation pour faire plier la Société Générale.

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« La Société Générale soutient un projet charbon dont personne ne veut ! Elle est chargée de réunir les financements nécessaires à Alpha Coal mais les principales banques européennes ont déjà annoncé qu’elles ne soutiendraient pas de projets charbon similaires dans la région. Elles sont conscientes de leurs énormes risques de réputation et ne veulent pas associer leur nom à la destruction d’un Patrimoine mondial de l’Unesco ! A l’opposé, la Société Générale ne semble pas s’en inquiéter et maintient son soutien à un projet qui aura des conséquences directes sur l’environnement local et sa biodiversité et qui ouvrira la voie à d’autres projets climaticides dans la région » déclare Julien Market du projet Market Forces, un partenaire des Amis de la Terre qui était venu en France en mai 2014 pour interpeller directement la Société Générale. Alpha Coal, avec ses 1,8 milliard de tonnes d’émissions de CO2 sur trente ans, serait le déclencheur de la deuxième plus grosse bombe climatique mondiale (1) s’il n’est pas stoppé. Pire, il ouvrirait la voie à 8 projets similaires d’une capacité d’émissions aussi importantes que celles de l’Allemagne. Si le Bassin de Galilée était un pays, il deviendrait alors le 7ème émetteur de CO2 dans le monde (2) !

« Hypocrite, la Société Générale considère qu’elle n’est pas responsable des émissions induites par la combustion du charbon qui sera extrait du Bassin de Galilée. Elle nie le lien de causalité entre extraction et combustion des fossiles alors que les plus grandes instances en matière énergétique et climatique les reconnaissent : dans leurs rapports, le GIEC ( ) et l’AIE (4) appellent à réduire les émissions et à laisser les fossiles dans le sol. Pour y arriver, il faut réduire nos investissements dans les seules énergies fossiles conventionnelles de 30 milliards de dollars par an de 2010 à 2029 (5) . La Société Générale qui se dit œuvrer pour une société moins carbonée, aide à réunir les financements pour un projet qui coûte 11 milliards de dollars ! » ajoute Lucie Pinson, chargée de campagne Banques privées/Coface aux Amis de la Terre.

Yann Louvel, coordinateur de la campagne Climat/Energie au réseau international Banktrack conclut : “Nous saluons RBS et Barclays qui refusent de s’engager dans les projets charbon et portuaires au Queensland. Ces projets aux coûts démentiels sont en train de perdre de nombreux investisseurs potentiels, alors qu’ils ne sont pas encore lancés. En France, BNP Paribas doit suivre l’exemple du Crédit Agricole et annoncer qu’elle ne soutiendra pas de projet lié à l’extraction et l’exportation du charbon du Bassin de Galilée. Quant à la Société Générale, elle doit immédiatement se retirer d’Alpha Coal si elle veut en sortir indemne. La mobilisation des Amis de la Terre, d’Attac et de Bizi ! en France ne va cesser de croître au niveau international d’ici la conférence mondiale sur le climat qui se déroulera à Paris en 2015. Les citoyens ont déjà commencé à contester l’implication d’une banque française dans ce projet et la banque perd des clients en raison de son soutien à Alpha Coal ».

Contact presse :Caroline Prak - les Amis de la Terre - 06 86 41 53 43 – caroline.prak@amisdelaterre.org